Nos actions et projets

Nos atouts: une maison, un jardin, une équipe solide

« Le jardin de Francine » c’est un jardin d’expérimentation.  Nous y pratiquons la culture sur sol vivant. Depuis nos formations au Centre ethnobotanique de Virelles, nous accueillons et introduisons même des plantes sauvages comestibles ou intéressantes pour la biodiversité. C’est avec plaisir que nous partagerons nos expériences avec vous sur rendez-vous ou au cours de nos portes ouvertes.  Notre démarche vise aussi à motiver un maximum de personnes à jardiner. Pour ces raisons, nous leur expliquons les expériences que nous avons menées sans bêcher.

Découvrez notre conception du jardinage sur notre page « Jardins passions » et dans notre article « Pour quoi faire son jardin »  ainsi que les personnes qui, par leur exemple, nous ont permis d’avancer dans la conception de ce projet

Projets en chantier

Suite à la lecture en 2015 de « Comment nourrir l’Europe en temps de crise » et « Comment tout peut s’effondre » de Pablo Servigne, nous nous sommes fort interrogés sur les capacités de notre région de nourrir ses habitants.

Notre utopie

Au départ, nous avons imaginé une mobilisation citoyenne. Il s’agirait d’inviter, d’inciter, d’encourager par divers moyens, les gens qui ont un terrain à le cultiver. Un de ces moyens serait de montrer l’exemple dans les écoles en cultivant notamment les pelouses mais aussi en offrant, par exemple pour la fête des mères, un plant de potiron que l’enfant pourrait repiquer lui-même parce qu’il aurait appris à le faire.

Ensuite, il faudrait donner la possibilité aux jardiniers amateurs de partager leur production. Une coopérative se chargerait de la réception et de la vente des denrées. Le jardinier recevrait un salaire dans une monnaie locale non liée à l’euro qu’il pourrait échanger en hiver à la coopérative contre d’autres aliments.

Actions menées pour avancer vers une plus grande autonomie alimentaire de notre région

Pour la mobilisation citoyenne

En premier lieu, nous sommes allés voir une directrice d’école primaire dont les bâtiments sont entourés d’une pelouse longeant aussi la route. L’endroit idéal pour que les enfants puissent surveiller leurs plantations de courges et déguster quelques petits fruits à travers la grille. Le projet s’est avéré beaucoup très compliqué à mettre en place et se serait résumé finalement à ce que nous allions comme bénévole jardiner avec les enfants de la garderie un jour par semaine. Mais cette rencontre a été riche. Nous avons appris toutes les contraintes AFSCA! Pas question de cuisiner en classe et surtout pas les légumes du jardin !

Parallèlement, nous nous sommes documentés sur la permaculture, nous avons fait un stage de 6 jours à « La graine indocile » à Bras en France, nous avons rencontré de nombreux permaculteurs wallons. Plus d’infos ICI. 

Nous avons initié quelques réunions « Transition » dans la région.

Des expérimentations à montrer

Encouragés par ce que nous apprenions, nous avons expérimenté diverses techniques qui pourraient être utilisées avec des enfants pour cultiver sur pelouse, sans retourner la terre. Des journées portes ouvertes et des rencontres plus informelles (sur RV) ont permis à un large public de voir les résultats et de tenter l’expérience, par exemple, de la culture de pommes de terre sur gazon.

Pour augmenter notre autonomie alimentaire

Nous avons été à la rencontre des producteurs locaux que nous encourageons de diverses manières. Nous avons notamment organisé une réunion pour qu’ils se rencontrent et tissent de liens de coopération. Cela a débouché sur un événement à Baileux qui a attiré plus de 100 personnes.

Dans notre recherche de moyens d’échanges, nous nous sommes également intéressés à la monnaie libre et nous avons organisé trois rencontres dont une à Namur et les 2 autres au « Jardin de Francine » , dont une formative. Notre but était entre autre de créer les premiers groupes locaux.

Une coopérative rassemblant des producteurs locaux

Prise de contact avec les acteurs de terrains en vue de voir les personnes ressources dans la région. Comment en tant que consom’acteurs aider les jeunes producteurs qui s’installent trouver de nouveaux débouchés?  Par quels moyens pourrions-nous notamment promouvoir la production artisanale et locale? Est-ce par exemple possible de créer une coopérative sur le modèle de « Paysans-Artisans »? Enfin, comment créer et soutenir la Transition vers un mode de vie plus humain, plus solidaire, respectueux de toute forme de vie?

Nous avons cherché des réponses à toutes ces questions. Nous avons rencontré Benoît Dave qui nous a expliqué le modèle de « Paysans-Artisans », ses fondements. Mais nous ne sommes pas parvenus à  réunir une équipe de volontaires suffisamment solide pour aller plus loin. Depuis, il y a 2 coopératives qui ont vu le jour dans la région: La botte Paysanne à Sivry et Coop ESEM à Florennes.

Des rencontres et mouvements  citoyens

Pour mieux soutenir le monde paysan et ses difficultés, nous soutenons activement le Mouvement d’Actions Paysannes et nous collaborons à la présentation de la charte aux élus communaux.

L’idée d’effondrement est particulièrement traumatisante. Et donc seul, on risque de désespérer. C’est pourquoi nous avons organisé une rencontre pour en parler ensemble.

Actions à  mener

  • Organiser un événement pour conscientiser le public sur la condition paysanne, avec la présentation de la charte du MAP;
  • Faciliter encore les rencontres qui permettent de mettre en évidence des complémentarités nécessaires pour avancer dans un projet;
  • Journées portes ouvertes. Formations plantes sauvages.
  • Conférences et ateliers sur la collapsologie.

La fondation de Réfl’Actions

A l’origine du projet, une intuition, un rêve 

Dans le cadre de mon travail en tant que psychologue, j’étais souvent confrontée à des souffrances non pathologiques. Ces souffrances sont le reflet d’une culture de l’égoïsme.

Nos contemporains vont mal à en juger par le nombre d’antidépresseurs, anxiolytiques… vendus chaque année. Mais ils ont moins besoin de thérapie que de rêves et de projets! D’actions qui leur permettent de retrouver le « bon sens » dans leur vie.

Ne manquons nous pas tous finalement d’un réseau de relations sincères dans lesquelles on peut aborder le sujet de nos craintes? Pour réfléchir et agir ensemble, pour partager les connaissances, les passions, les rêves et projets…?

N’avons-nous pas tous le besoin de mettre nos forces au service de nos valeurs au sein de groupes de réflexion et d’actions porteuses de sens?

Ensemble nous pourrions

• nous donner les moyens de structurer le flot de connaissances contradictoires qui nous assaillent sans cesse
• trouver les moyens d’agir qui respectent le mieux nos valeurs
• nous accepter et nous sentir acceptés en tant qu’être humain, avec nos qualités et nos défauts, nos compétences et nos limites
• faire de nos différences des complémentarités et des opportunités de créer
• trouver une place d’acteur là où nous sommes, ici et maintenant.

Contexte culturel et socio-économique tel que je le perçois

Le manque de repères et d’idéaux sociaux porteurs et un flot d’informations contradictoires sèment de la confusion et des modes de réflexion déprimogènes.

« L’homme devient déprimé parce qu’il doit supporter l’illusion que tout lui est possible »(La fatigue d’être soi – Alain Ehrenberg). 

La psychologie positive scientifique et la neurobiologie démontrent les bénéfices très rapides des relations saines, d’une meilleure connaissance de la réalité humaine, des possibilités d’agir sur soi et sur son environnement et du contact avec la nature.

Dès lors, je me suis demandé:

  • Comment utiliser ces connaissances pour donner au plus grand nombre les moyens de mieux traverser les inévitables crises existentielles de la vie dans un contexte de crise socio-économique ?
  • Par quels moyens pouvons-nous faciliter l’acceptation de la réalité et l’engagement dans des actions concrètes au service des valeurs et d’un projet qui nous dépasse ?
  • Dans un monde où tout s’effondre, comment créer un milieu plus sécurisant et sécurisé pour encourager la (re)mise en action et en relation et le choix de l’entraide ?

La collapsologie

Face à la possibilité envisagée comme de plus en plus probable d’un effondrement, comment réfl’agir? Comment soutenir les personnes impuissantes, désespérées, sidérées par cette découverte? Finalement, il n’y a pas de rupture avec ce que nous avons mis en place jusque-là. Il y a au contraire un belle continuité car finalement, les outils de réflexions développés étaient sur la bonne voie.

Fondements et missions

Parce que le savoir change la vie

Recueillons, structurons et  transmettons les connaissances – savoir, savoir-faire, savoir-être. Acquérons ainsi une meilleure connaissance de l’humain, de la nature et du monde dans lequel nous vivons: nature, économie, nouvelles alternatives… Retrouvons alors notre liberté de penser! Evidemment, il n’est pas question de mettre sa tête dans le sac. Ensemble, nous sommes plus forts pour oser voir la réalité en face, même celle que nous révèle la collapsologie.

Quelles sont les savoirs à transmettre pour développer la capacité d’accepter la réalité de la vie, de faire des choix, de prendre des décisions, de s’engager dans des actions concrètes personnelles et collectives? Comment créer des groupes résilients,  capables de construire des projets plus justes, plus solidaires et plus respectueus de l’humain et de la nature?

Parce que l’action réfléchie a le pouvoir de changer notre regard et notre vision de nous-mêmes et du monde

Cherchons ensemble les moyens de développer des initiatives personnelles ou collectives. En effet, c’est aussi dans l’action que nous pouvons découvrir notre place dans les communautés.

Trop de personnes se sentent impuissantes et sombrent dans l’impuissance apprise.  L’inactivité, le désespoir, la sur-consommation, la dépendance à l’alcool ou aux médicaments…. enfoncent en premier lieu la personne et par conséquent notre civilisation.  Il est temps de nous retrouver pour partager des moments de convivialité et de partage en toute confiance! C’est pourquoi, nous créons des rencontres au cours desquelles chacun peut exprimer ses peines, ses peurs, ses colères….

La terre est un outil merveilleux pour rendre à chacun un pouvoir sur sa vie. La production de nourriture saine et respectueuse de l’environnement donne entre autre un sentiment de sécurité et une fierté à chacun, producteur ou consommateur.

Bénéficiaires

L’ASBL s’adresse à toute personne qui, quels que soit son origine, son âge, sa situation familiale, professionnelle et sociale est désireuse, de réfléchir et d’agir!

« Work in progress » 

« En art, la locution « work in progress » est employée par un artiste qui désire présenter soit un projet, soit son œuvre pendant son exécution. En cinéma, un film peut aussi être projeté comme work in progress, c’est-à-dire que son réalisateur estime que le montage du film est à améliorer ou n’est pas terminé. » (Wikipeda)

Au sein de l’ASBL Réfl’Actions, nous avançons à tâtons. En effet, les leçons que nous tirons de nos essais et de nos erreurs nous invitent parfois à abandonner un projet, à changer de cap. Tout en restant fidèles à nos objectifs, nous voulons apporter les réponses les mieux adaptées aux besoins non seulement de notre civilisation, mais aussi de la terre et de tous les vivants.

 

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