Le bonheur, est-ce seulement se faire plaisir?

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Le bonheur, est-ce seulement se faire plaisir?

Dans l’article « Comment est-ce possible d’avoir tout pour être heureux et de ne pas parvenir à l’être? , nous avons vu qu’il y a deux visions du bonheur. Pour les uns, être heureux, c’est ressentir des émotions positives. On parle de bien-être subjectif, celui que le sujet ressent. C’est l’objet de cet article. Pour les autres, être heureux, c’est vivre des expériences pleines de sens. On parle alors de bien-être psychologique. Nous développons ce thème dans « Comment trouver le sens de votre vie? »

Si le bonheur c’est ressentir des sensations et des émotions positives

Le bonheur, c’est le plaisir que l’on ressent à certains moments, lorsque l’on déguste un bon plat, un bon vin, dans un lieu magique par exemple, ou après un bon massage… Ce sont toutes les émotions de joie, les sensations agréables qui nous envahissent à un moment donné. Seulement voilà, ces sensations et ces émotions sont passagères et le resteront. Pourquoi ? Parce qu’elles arrivent après une tension, comme récompense. Leur fonction? Nous encourager à satisfaire nos besoins, à ne pas nous laisser mourir…  ce qui nous permet de survivre.

De par notre nature, nous sommes donc habités par des cycles de tension-frustration/apaisement-plaisir qui sont aussi naturels et inévitables que les 4 saisons dans nos régions. C’est impossible de retenir les moments de bien-être et de les immortaliser! Et tout autant impossible d’arrêter le défilement d’émotions et de sensations désagréables. Toutes nos émotions, que nous les appréciions ou non, ont leur fonction et sont indispensables à notre survie, encore aujourd’hui. Ce ne sont donc pas que des vestiges du passé, comme certains le prétendent.

Les sensations et les émotions désagréables sont inévitables

Or, sous l’influence de croyances populaires, nous trouvons que ce n’est pas normal de ressentir de l’angoisse, de la colère, d’être contrarié ou triste… Les médias cultivent l’image d’un être humain capable de contrôler ses émotions et de n’éprouver que du bien-être. Or ils nous trompent! C’est faux! Cet humain-là n’existe pas!

Mais nous continuons à nous comporter comme s’il existait, comme si c’était possible de ne ressentir que du positif tout le temps. Et fatalement, nous nous sentons minables, malades, pas normaux, lorsque nos émotions ne sont pas joyeuses. Honteux, nous les cachons, nous les combattons, nous fuyons les situations où nous pourrions les ressentir. « Ce n’est pas possible! Ce n’est pas normal! Cela devrait être autrement. Avec tout ce que j’ai, je devrais me sentir pleinement heureux  toujours et partout », pensons-nous.

Et bien non ! Notre nature est toute autre! Les humains ressentent en moyenne environ quatre fois plus de pensées et d’émotions négatives que de positives ! Et répétons-le, c’est d’ailleurs cette capacité de s’inquiéter de l’avenir et de voir le négatif qui leur a permis de survivre dans le passé. Bien comprises, ce sont aussi elles qui leur permettent encore aujourd’hui de se diriger dans la vie et de prendre les bonnes décisions au présent.

Donc finalement, si le bonheur c’est de ressentir des émotions positives, ce serait normal de n’être heureux que 20% du  temps… Ce ne serait déjà pas mal, finalement?

L’image que nous avons du bonheur, source de notre malheur?

Mais ce n’est pas aussi simple! Cette capacité d’être heureux 20% du temps peut facilement nous échapper! En effet, lorsque nous croyons que pour se construire une vie meilleure, nous devons nous débarrasser des émotions négatives, nous nous mettons dans une position où nous ne pouvons qu’échouer et donc souffrir de notre impuissance à contrôler nos pensées et nos émotions désagréables.

Un cercle vicieux s’installe! Nous avons tout pour être heureux et nous ne le sommes pas du tout ! Pourquoi ? Parce que nous avons une image irréelle de notre réalité humaine ! Tant que nous n’acceptons pas qu’en tant qu’humain, nous serons toujours traversés par une variété d’émotions, des plus pénibles aux plus agréables, nous ne pourrons pas profiter pleinement de ce que la vie nous donne. Face aux frustrations, nous nous rebellons et nous nous sentons impuissants à faire de notre vie ce que nous imaginons qu’elle devrait être. Nous nous épuisons à la poursuite de nos chimères. La dépression guette!

C’est donc l’image complètement irréelle que nous avons du bonheur qui transforme ce dernier en mirage ! Cette image est tellement bien entretenue dans notre culture que nous ne la remettons pas facilement en question. Ce sont de véritables mythes qui nous enferment dans la recherche sans fin de l’inaccessible étoile…  et dans la frustration constante de ne pas pouvoir l’atteindre!

Comment développer le bien-être subjectif en nous?

Si nous acceptons que les émotions vont et viennent comme les quatre saisons, nous pouvons prendre conscience de leur présence, de ce qu’elles nous apprennent sur nous-mêmes… A ce moment-là, nous pouvons arrêter de générer des émotions négatives en chaîne: avoir peur d’avoir peur, être en colère de se sentir triste…

 Ces états émotionnels que nous fuyons nous accompagnent depuis la nuit des temps. Ils nous ont souvent protégés et ils continuent à le faire. Apprenons donc à les reconnaître et à les ressentir! Qui sait, peut-être finirons-nous même peut-être par les apprécier! Ne nous est-il pas arrivé de passer un bon moment en étant triste, en rage ou en ayant peur? Si ce n’était pas le cas, pourquoi regarderions-nous des films dramatiques ou des thrillers?

Développons une plus grande conscience de ce que nous vivons (Certains parlent de pleine conscience mais cette expression en elle-même nous remet en marche vers un idéal inaccessible). Observons la variété d’émotions qui nous traverse, sans les juger, acceptons-les simplement pour ce qu’ils sont!   (Les techniques inspirées du yoga, de la méditation, de la sophrologie sont particulièrement adaptées à cette démarche, c’est pourquoi elles font partie de notre programme.)

Etre conscient de ce qu’on vit ici et maintenant et le vivre simplement, ouvre aussi la porte du sens… et du bonheur psychologique.

Je vous souhaite de savourer pleinement tous les petits moments fugaces de bien-être, et je vous invite à réfléchir sur ce qui vous rend heureux, vous… Quels sont vos plus beaux souvenirs? Les moments qui vous remplissent le plus? Vous faire plaisir suffit-il à vous rendre heureux? Cela suffit-il à donner du sens à votre vie?

Un pas plus loin!

Le savoir change la vie! Cet article vous aide-t-il concrètement à amorcer les inévitables changements de la vie? Si oui, vous pouvez  participer activement à diffuser ces savoirs! Partagez le lien de cet article par mail avec vos amis et devenez fan de notre page Facebook.

Et si vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour avancer concrètement et rapidement dans votre vie, je vous propose de faire avec vous un bilan de votre situation présente pour repartir d’un bon pas! Tarifs.

A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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