Comment est-ce possible d’avoir tout pour être heureux et de ne pas savoir l’être?

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Comment est-ce possible d’avoir tout pour être heureux et de ne pas savoir l’être?

Il suffit d’écouter autour de soi, ou peut-être simplement de regarder ce qu’on vit, pour se rendre compte que le bonheur ressemble souvent à un mirage : il disparaît dès qu’on croit l’atteindre.

« Mon fils a tout ce qu’il veut, on ne lui refuse rien. Et malgré cela, il tire la tête et se plaint du matin au soir. Il a une mine triste et ne semble pas heureux. Il s’isole, n’a pas de copains. On dirait même parfois qu’il déprime. Il ne se plaît pas à l’école et ne s’intéresse à rien. Je ne comprends pas! Si moi, quand j’étais enfant, j’avais eu le dixième de ce qu’il a, j’aurais été au paradis. Que dois-je faire de plus? » André est d’autant plus découragé que c’était un de ses principaux objectifs dans la vie. Ayant subi lui-même beaucoup de privations étant enfant, il voulait pouvoir tout mettre en oeuvre pour que son fils ne manque de rien, ne souffre d’aucune frustration. Pour qu’il soit heureux.

« J’ai un beau travail, une belle maison. Je vis avec un homme qui est vraiment gentil. Il se plie en quatre pour moi. On a tout ce qu’il nous faut. On a deux beaux enfants qui ne manquent de rien. Mais je ne suis pas heureuse. Je ne peux pas m’empêcher de ruminer. J’ai peur de tout ce qui pourrait arriver. Je n’arrive pas à lâcher prise, à me détendre, à profiter pleinement d’être avec ma famille. Quand je joue avec eux, je pense à tout ce qu’il me reste à faire. Je suis vite agacée par leurs cris et je m’énerve pour un rien. Mon mari aussi m’agace. Je crois que je ne suis plus. » Nadège s’est confiée à son médecin qui lui a donné des antidépresseurs. « Cela a été mieux quelques temps, mais à présent, je pense que c’est encore pire. J’ai des idées noires », ajoute-t-elle, les larmes aux yeux et les traits tirés.

Quel est donc ce bonheur auquel nous aspirons tous et qui nous échappe de la sorte?

Etre heureux, est-ce avoir tout ce qu’on désire? Est-ce être servi et comblé par une personne qui s’oublie pour nous satisfaire? Apparemment, non. En tous les cas, cela ne suffit pas au fils d’André!

Est-ce avoir une belle maison, de beaux enfants, une belle famille, un travail? C’est ce qu’on imagine souvent, du moins tant qu’on ne les a pas. Mais ne déchante-t-on pas très vite une fois nos objectifs atteints? Nadia n’est pas la seule à se sentir mal au moment où elle a réalisé tous ses rêves. Les chiffres en pleine expansion du taux de suicide et de dépression ou de la consommation d’antidépresseurs et d’anxiolytiques le confirment.

Mais alors, qu’est-ce qu’être heureux?

Depuis plus de 2000 ans, les philosophes et autres penseurs se divisent autour de la question du bonheur. Pour certains, comme Epicure, c’est ce que l’on ressent ici et maintenant, pour d’autres, comme Aristote, le bonheur n’est accessible que si notre vie est cohérente avec nos valeurs.

Aujourd’hui, les scientifiques étudient ces deux mêmes visions du bien-être:

  • Le premier, qu’ils appellent bien-être subjectif, est celui que l’on ressent au moment où l’on est envahi par des sensations et émotions agréables suite à la perception d’une odeur, d’un rayon de soleil sur la peau, de quelque chose de beau, de touchant… .
  • Le second, dit bien-être psychologique, accompagne une expérience riche et pleine de sens, quel que soit le type de sensations et d’émotions éprouvées.

Faut-il choisir entre les plaisirs de la vie et une expérience pleine de sens?

Ces deux visions prises l’une indépendamment de l’autre conduisent à des excès. D’un côté, les adeptes du plaisir immédiat sont prêts à tout pour assouvir leurs besoins et leurs désirs, indépendamment du coût pour leur santé et leur bien-être à long terme. Et tant pis si leurs choix nuisent à leurs proches et à l’environnement. Après tout, on n’a qu’une vie!

Mais peut-on vraiment être heureux sans respecter un minimum de valeurs? Peut-on savourer la vie dans un 5 étoiles sur une île paradisiaque, si on s’y retrouve seul, détesté de tous, parce que pour y parvenir, on a dû écraser, blesser, tuer d’autres personnes?

Non, c’est impensable, répondent les partisans du bien-être psychologique. Eux sont prêts, au contraire, à souffrir pour défendre leurs valeurs. Ils sont capables de se mettre en danger personnellement pour sauver une autre vie que la leur ou pour faire avancer une cause. Ils acceptent les plus grandes frustrations pour vivre une expérience qui pour eux est pleine de sens: un défi sportif, une mission humanitaire, une prise de parole risquée… Gandhi, Martin Luther King, Mère Thérésa, Soeur Emmanuelle, l’Abbé Pierre… ont été les témoins les plus populaires de ce courant au siècle dernier.

Mais quelles images leur parcours suscite-t-il en nous aujourd’hui? Sont-ils encore des modèles qui nous inspirent et nous donnent envie de les imiter? N’aurions-nous pas un peu de suspicion pour des personnes qui se comporteraient aujourd’hui de la sorte?

Les plaisirs des sens plus médiatisés que les expériences pleines de sens

Impossible d’être heureux si on ne savoure pas les plaisirs de la vie, prônent les « épicuriens » et la plupart des journalistes et des psychologues qui interviennent dans les médias! C’est primordial d’apprendre à prendre soin de soi, à être attentif à ses propres besoins… Impossible de faire du bien autour de soi sans d’abord penser à soi… Ce type d’arguments excuse pas mal de « non-engagement » et de repli sur soi! Il faut d’abord travailler sur soi, être bien avec soi avant de s’occuper du bonheur des autres… Mais ce travail aura-t-il une fin? (Quelques pistes pour alimenter votre réflexion en cliquant sur  Le bonheur, est-ce seulement se faire plaisir? )

Pour illustrer tout ceci, un extrait d’article…

Avant de vous quitter, j’aimerais vous proposer un extrait d’article d’un docteur en psychologie et chercheur, dans un magazine de santé. Qu’en pensez-vous?

Pour les premiers, les partisans du bien-être subjectif, une personne qui prend du plaisir à torturer d’adorables chatons peut très bien y trouver son bonheur. Pour les seconds, défenseurs du bien-être psychologique, il est impensable qu’un tel individu soit réellement heureux et des soins psychiatriques d’urgence seraient plus indiqués.

Certains en arrivent même à affirmer qu’un ancien nazi qui se la coule douce sur une plage d’Amérique latine n’est pas réellement heureux, à l’inverse d’un missionnaire pieux qui se ferait dévorer par des cannibales !

Actuellement, la grande majorité des chercheurs rejoint le courant du bien-être subjectif. Même si elle a toujours ses défenseurs, il faut bien dire que la conception du bien-être psychologique est basée sur des valeurs plutôt moralisatrices. Et une vision essentiellement occidentale : il n’est pas certain qu’un Indien d’Amazonie ait besoin d’avoir gravi tous les niveaux de la pyramide de Maslow pour être heureux ! Après tout, si quelqu’un se sent heureux, n’est-ce pas là vraiment l’essentiel ?

Je ne sais pas de quelle majorité de chercheurs Monsieur Quoidbach parle…. Séligman, fondateur et tête de file du courant de psychologie scientifique positive, Russ Harris, enseignant des techniques de thérapie ACT… pour ne citer qu’eux prônent un équilibre entre les deux visions du bonheur. Pour eux, pas de bonheur possible sans sens! Ils mettent en évidence les forces et les valeurs sur lesquelles  chacun peut s’appuyer pour mettre du sens dans sa vie… et ainsi, pouvoir trouver un bonheur plus stable.

En cliquant sur « Deux regards en psychologie » Découvrez deux points de vue totalement différents en psychologie: celui qui met l’accent sur le pathologique et celui qui donne une vision réaliste de l’homme sain!

Après avoir vécu en tant que patiente l’expérience de la première, je suis particulièrement attentive aujourd’hui à aider ceux qui traversent une crise en voyant en eux leurs ressources et non le pathologique. Une vision juste de l’humain, du couple, du bonheur élimine déjà pas mal de souffrances! (Pour plus d’infos)

Quel bonheur voulez-vous donner à vos enfants?

Vous avez des enfants et vous rêvez de faire leur bonheur? Vous trouverez un dossier rassemblant des pistes de réflexions et des liens vers des témoignages poignants d’enfants et d’adolescents… en cliquant ici

NOUVEAU!

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Un pas plus loin!

Vous trouverez sur ce blog de nombreux articles sur le bonheur dont notamment celui-ci:  Peut-on être heureux sans être amoureux? 

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A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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