Des moments de convivialité, un besoin vital !

Des moments de convivialité, un besoin vital !

Si l’on en croit les découvertes en neurosciences sociales, prendre soin de soi, ce n’est pas seulement consommer, se centrer sur son propre ressenti, imposer ses envies… Prendre soin de soi, c’est aussi se donner les moyens de vivre des rencontres saines, dans une ambiance chaleureuse de partage et de respect.

L’être humain est un être social ! Seul il n’est rien, il ne peut rien, il meurt. Cette vérité est inscrite en nous, mais sous l’influence de certains courants de pensée, nous avons parfois tendance à la nier, voire à lutter contre, en considérant les signes de notre besoin des autres comme étant pathologique. Ne devons-nous pas apprendre à vivre seul et à ne dépendre de personne ? L’essentiel pour chacun n’est-il pas d’être soi, de se re-trouver soi, de s’affirmer soi, de prendre soin de soi…

Grâce aux nouvelles technologies (notamment l’IRM fonctionnelle), on peut observer les parties du cerveau qui s’activent lorsqu’une personne réalise une tâche et notamment lorsqu’elle entre en relation de différentes manières avec une autre. Les spécialistes des neurosciences sociales ont déduit de leurs observations que notre cerveau est « neurosocial » : nos neurones ont besoin des neurones d’autrui pour fonctionner. Nos circuits neuronaux sont construits pour s’accorder avec ceux des autres et la manière dont ils se structurent dépend de nos relations.

Concrètement, que pouvons-nous déduire de ces découvertes pour notre vie de tous les jours ?

Tout d’abord, que les relations « virtuelles » ne suffisent pas. Nos neurones ont absolument besoin de la présence physique des autres, ils ont besoin de s’accorder à d’autres.

Ensuite, chaque rencontre a sur nous un impact puissant et durable, positif ou négatif, selon la qualité de la relation. Il ne faut donc pas minimiser les dégâts que peuvent provoquer des relations toxiques, surtout si elles se prolongent dans le temps. Mais d’autre part, il ne faut pas non plus sous-estimer le pouvoir réparateur des relations saines. Pratiquement, si l’on a été blessé dans ses relations, on a tendance à se replier sur soi et à s’isoler. Ce n’est pas la bonne solution. Il faut avoir le courage d’analyser ce qui s’est passé pour oser pouvoir entamer de nouvelles relations plus saines et réparatrices.

Si vous êtes fatigué et découragé, ne vous isolez pas! Même si vous avez de plus en plus peur des autres parce que vous avez été blessé ou trompé, rencontrez une personne sur qui vous pouvez compter. Organisez une activité qui vous plaise à tous les deux. C’est le meilleur moyen de retrouver énergie et confiance en vous… pour de nouveau pouvoir oser participer à des activités collectives.

Et si vous n’en avez plus la force, si vous n’avez plus envie de voir personne, c’est peut-être le moment de consulter pour comprendre ce qui se passe et pouvoir redémarrer une vie sociale épanouissante. Un simple bilan suffit pour vous aider à comprendre votre dynamique et celle de vos proches.

A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, psychologue clinicienne, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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