Le savoir change la vie.

  • Le savoir change la vie.

Le savoir change-t-il la vie ?

Si je pouvais recommencer, avoir 20 ans avec ce que je sais ! Le savoir peut-il vraiment changer la vie ?

Notre éducation, le milieu culturel dans lequel nous vivons, les études que nous poursuivons, notre profession, les théories que nous approfondissons  et nos centres d’intérêt  nous  « formatent ».  Ils déterminent nos comportements, notre manière de recevoir et de traiter ce que nous percevons, notre manière d’être au monde et aux autres.

Il suffit d’ouvrir et de feuilleter des magazines dans une salle d’attente pour observer nos changements d’état d’âme… Selon leurs convictions profondes et leurs points de vue les différents auteurs peuvent nous inciter à

  • Nous structurer, à nous créer des balises, une ligne de conduite claire.
  • Nous faire sortir du cadre, des sentiers battus,  nous inviter à la rébellion continuelle.
  • Nous déstabiliser, nous faire douter de nous, de notre action, de notre « normalité », de la qualité de nos relations, de notre vie.
  • Nous amener à croire au tout possible, à notre potentielle toute-puissance.
  • …..

Qu’est-ce qu’une croyance change en nous ?

C’est sur base de nos croyances que nous percevons la réalité et que nous décidons de nos actions ou non-actions.

Certaines croyances nous emmènent sur de fausses pistes. Une information claire sur nos limites humaines, sur ce qui est en notre pouvoir… et ce qui ne l’est pas, nous aide à avancer, à ne pas nous battre contre des moulins à vent.

  • Je trouvais que mon mari était trop solitaire, que ce n’était pas bon pour lui, et je l’incitais toujours à sortir, à parler, à communiquer ses sentiments. Au cours d’une formation dans mon entreprise, j’ai appris que j’étais extravertie et qu’il était introverti. J’ai compris que c’est en se repliant sur son monde intérieur qu’il retrouvait de l’énergie… Depuis que je le laisse recharger ses batteries tout seul et que je ne le harcèle plus pour qu’il me parle, il partage parfois brièvement certaines de ses réflexions et il sort plus volontiers avec moi. En contre partie, j’accepte de ne pas rentrer trop tard! Nous apprenons à vivre avec nos différences.
  • Je croyais qu’être heureux, c’est ne vivre que des émotions positives. Je voulais que mes enfants soient heureux et donc, je vivais mal le fait qu’ils soient tristes ou en colère… Je me sentais responsable et je me coupais en quatre pour qu’ils retrouvent le sourire… Mais plus j’en faisais, et plus ils étaient difficiles, frustrés, revendicatifs… En consultant, j’ai compris que l’enfant qui grandit doit petit à petit être confronté à la réalité de la vie humaine. Tout n’est pas possible, tout n’est pas permis. La tristesse permet de « digérer » cette réalité. La frustration fait partie de l’apprentissage de la vie. Si je les surprotège, c’est plus tard, quand ils seront adultes, qu’ils seront confrontés à ces difficultés. Sachant cela, aujourd’hui, je sais leur dire « non ». Je les accompagne plus facilement dans leurs émotions, en les nommant, en les reconnaissant comme légitimes. J’accepte et je reconnais qu’ils puissent être frustrés et le plus étonnant, c’est que depuis que j’accepte qu’ils puissent ne pas toujours être souriants, ils le sont plus souvent !
  • De nombreuses écoles de psychologie nous invitent à développer la confiance en soi. Si nous n’osons pas réaliser nos rêves, c’est par manque de confiance en nous ! Nous pouvons alors accumuler les formations et thérapies pendant des années, en attendant d’être prêts à agir. Or la confiance est le fruit de nos actions. C’est à force d’agir, d’expérimenter que je développe la confiance dans mes compétences. La peur devant l’inconnu est normale. Si je sais cela, ce n’est plus elle qui doit m’empêcher d’agir en fonction de mes buts et de mes valeurs.  
  • Si je crois qu’une bonne communication peut résoudre tous les problèmes dans un couple, j’harcèle continuellement mon conjoint : « Il faut qu’on parle ». J’argumente pour qu’il comprenne et pour qu’il change. Or, dans un couple, il y a des choses sur lesquelles les partenaires ne seront jamais d’accord. Ils vont devoir apprendre à vivre avec des points de vue et des manières de faire différents en ce qui concerne l’argent, l’éducation des enfants, la place de la belle-famille, du travail dans la vie quotidienne, la sexualité… Si je le sais, je n’aborde plus les discussions avec mon conjoint de la même façon.

Les effets de la sur-information

La sur-information joue également son rôle dans la construction de nos attitudes.  Dans tous les domaines, des « experts » plus ou moins sérieux nous noient d’informations souvent très contradictoires.

  • Comment manger sainement ?
  • Qu’est-ce qui est bon pour le développement de l’enfant ?
  •  Comment trouver du travail ?
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 La plupart de nos questions reste sans réponse… car dès que nous en avons choisi une, elle est rapidement contredite par d’autres sources. Nous sommes souvent complètement perdus, incapables de prendre position face à tout ce foisonnement d’idées.  Dans de nombreux domaines, nous ne parvenons ni à classer les données que nous recevons, ni à nous positionner.

Des repères pour choisir et agir

Pour retrouver un « je » veux, un « je » pense, un « je » choisis, nous avons besoin de points de repères.  Nous devons faire des choix, hiérarchiser nos valeurs.  Nous devons prendre du recul.

  • Qui donne ces informations et dans quel but ?
  • Qui a intérêt à dire quoi à qui ?
  • Comment vérifier l’objectivité de ce qui m’est dit ?

Pourquoi nos repères sont-ils continuellement remis en question?

De nombreuses informations ont pour seul but de nous déstabiliser, de nous faire sortir de nos habitudes, de notre ligne de conduite…  Pourquoi ? Pour nous amener à consommer de nouveaux produits, de nouveaux services, avec l’impression, souvent fausse, de le faire librement et en pleine conscience.

Sans grille d’analyse, nous devenons comme des girouettes, nous agissons ou plutôt nous réagissons au rythme des campagnes d’informations.  Pour vous en convaincre, je vous invite simplement à porter un regard sur les changements survenus les derniers temps dans vos habitudes alimentaires, les traitements et thérapies que vous suivez, les derniers achats que vous avez faits…

Si nous nous reconnaissons influençables, nous pouvons décider de choisir nos influences

Nos croyances et nos connaissances structurent nos pensées et notre vision du monde.  A nous de choisir ce que nous voulons approfondir, les grilles de lecture que nous voulons utiliser pour classer les informations en fonction de nos objectifs et de nos valeurs.

Le blog et les ateliers de l’ASBL « Réfl’Actions » ont pour objectif de vous permettre d’approfondir ou de transmettre des connaissances qui améliorent le quotidien. Ils mettent à votre portée les outils pour les structurer.

Ces connaissances vous aident à avancer? Faites-nous connaître en envoyant le lien à vos amis.

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Un pas plus loin!

Vous aimeriez une aide ponctuelle pour faire le point sur des croyances bloquantes? Voyez « Comment se déroule une thérapie avec Marie-Berthe Ranwet? »

A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, psychologue clinicienne, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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