On fait la paix?

  • Et si on faisait la paix

On fait la paix?

Faut-il faire la paix? Et si oui, comment? Comment pouvons-nous nous libérer de nos colères et de nos rancunes?

Derrière tout ressentiment se cache une grande tristesse, une douloureuse tristesse. Le constat de ce que l’on perd, de ce qu’on ne vivra ou ne revivra jamais: la famille unie, une enfance heureuse avec des tas de possibilités d’épanouissement et de développement personnel, un travail dans lequel on s’est investi… N’est-ce pas tout ce que nous sommes en train de perdre, tout ce que nous refusons de perdre qui nous empêche de lâcher nos rancunes… et de faire la paix?

Vouloir se libérer des ressentiments, c’est accepter d’être confronté à cette tristesse, à ce deuil

C’est une étape indispensable pour pouvoir tourner la page. De manière très pragmatique, la tristesse apporte au cerveau les substances dont il a besoin pour éliminer les connexions neuronales devenues inutiles et pour faire de la place à de nouvelles. C’est donc important de prendre le temps de la ressentir et de la laisser faire son travail. « C’est quand après avoir beaucoup pleuré  j’ai compris que le passé ne reviendrait pas que j’ai tout à coup vu les opportunités qui s’ouvraient devant moi », témoigne Chantale.

« Pas question d’être triste, ce n’est pas possible, ce n’est pas le moment! Je ne veux pas ennuyer les autres avec mes problèmes! » dit Julien, qui vient d’être lâché  par sa compagne. « J’ai trop peur de déprimer, comme maman quand papa l’a quittée », continue Elise, qui en veut toujours autant au père de ses enfants qu’elle a quitté il y a  5 ans. Chantale n’est pas d’accord. « On peut être triste sans  ennuyer tout le monde ! Mon ami sait que quand je suis triste, il faut me laisser un peu tranquille. Il me montre qu’il est là, qu’il comprend, mais il continue à vivre normalement. Et il attend que cela passe. »

Arrêter de ruminer et prendre le temps de sentir la tristesse cachée derrière la colère est un premier pas, que l’on peut faire seul, ou que l’on peut partager soit avec la personne concernée, soit avec un proche ou, à défaut, un psychologue.

Un exemple d’exercice pour vous aider

Ecrivez sous forme d’une lettre ou dites-vous mentalement ce que vous ressentez, votre colère, votre sentiment d’injustice,  mais aussi tout ce que vous avez perdu. Prenez conscience de tout ce que vous ressentez au-delà de la colère, notamment de votre tristesse. Prenez le temps de dire au revoir à tout ce que vous ne vivrez plus, de saluer la personne qui vous a fait du mal, de lui écrire les raisons pour lesquelles vous ne voulez plus la revoir, si c’est le cas. Expliquez-lui les limites qu’elle a dépassées. Ecrivez-lui ce que vous avez aimé en elle, ce qui vous a déçu, si vous la pardonnez ou pas.

 Si la personne concernée n’est pas capable de vous entendre, si vous avez déjà fait de nombreuses tentatives pour exprimer votre colère et votre tristesse sans avoir été entendu, si vous savez qu’elle ne comprendra pas et qu’elle ne s’excusera pas, ne lui donnez pas cette lettre, ne lui dites pas tout haut ce que vous avez pensé tout bas. C’est d’abord pour vous-même que vous faites cet exercice. Il vous permettra  de mieux vous connaître, de prendre conscience de vos besoins et de vos limites, et ainsi de mieux les affirmer dans une prochaine relation.

L’essentiel dans la démarche que vous êtes en train de faire, ce n’est pas d’être entendu par l’autre, mais bien par vous-même. Quand vous avez terminé ce travail d’introspection, vous pouvez détruire cette lettre de manière symbolique (la brûler, l’enterrer…) ou, si vous en ressentez le besoin, vous pouvez la partager avec une personne de confiance ou un psychologue qui vous aidera à mieux cerner qui vous avez été dans cette relation.

Et si on commençait par faire la paix avec soi

Vous ne vous sentez pas prêt à faire la paix avec la personne à qui vous en voulez? C’est peut-être encore trop tôt. L’essentiel, c’est d’abord de faire la paix avec soi-même, pour arrêter de se faire du mal, mais aussi pour ne pas empoisonner ses relations présentes, comme le fait Elise. Depuis qu’elle a quitté son mari, elle n’est plus la même. Elle est aigrie, hargneuse et piquante. Elle fait souvent mal. Elle se sent attaquée. On ne sait plus rien lui dire. Si elle faisait la paix avec elle-même, elle pourrait vivre des relations plus saines au présent.

Concrètement qu’est-ce que c’est faire la paix avec soi? Simplement accepter les tempêtes émotionnelles, accepter de ressentir ce qu’on ressent, arrêter de lutter contre la tristesse et la souffrance… qui se cachent souvent derrière la colère et s’accrocher à ses valeurs. Continuer à agir comme le ferait la personne que l’on veut être, à s’engager dans des actions qui incarnent ce qui est important pour soi.

Et votre colère, que deviendra-t-elle une fois que vous l’aurez dépouillée des ressentiments et que vous aurez pris conscience de la tristesse qui se cache derrière? Comment pourrez-vous la canaliser ?   Pourrez-vous pardonner?

Un pas plus loin!

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Bonne route à vous!

A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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