Je n’ai plus de sentiments, je te quitte

Je n’ai plus de sentiment, je te quitte

Ils ont pourtant tout pour être heureux et ils ne parviennent pas à l’être. Si leur couple « marchait » comme il le devrait, ne seraient-ils pas plus heureux ?  » se demandent-ils souvent!

Pour enfin pouvoir vivre leur vie, certains détruisent tout ce qu’ils ont patiemment construit: famille, patrimoine, relations sociales… « On ne reste plus en couple pour la maison ou d’autres avantages matériels, ni pour les enfants ! S’il n’y a plus de sentiment, à quoi bon rester ? » Vous avez déjà certainement entendu ce refrain ! Peut-être l’avez- vous vous-même répété!

« Je n’ai plus de sentiment pour toi – Je ne t’aime plus »

Ces paroles tombent parfois comme un couperet dans les couples, laissant un des deux dans l’incompréhension et le désarroi le plus total.

Mais de quels sentiments, de quelles émotions s’agit-il ? L’amour, le couple, la famille ne sont-ils pas trop idéalisés ? Ne les rendons-nous pas trop vite responsables de nos émotions négatives quotidiennes ? Le couple et la famille ne sont-ils pas les premières victimes d’exigences démesurées ? De croyances irréalistes telles que par exemple celle-ci: « Si je suis bien en couple, je dois être pleinement heureuse tout le temps! »

C’est ce dont Delphine est convaincue.

Elle rend son couple responsable des frustrations qu’elle vit depuis le passage à la quarantaine et l’entrée en secondaire du dernier. Avec ses copines divorcées – célibataires et mères à mi-temps – elle rêve d’autre chose, d’amour romantique, d’étreintes fougueuses. La jeune femme se fait aguichante et elle plaît aux hommes, même aux plus jeunes qui lui envoient des regards et des mots prometteurs. Petit à petit, elle voit de plus en plus son bonheur ailleurs. Elle en a marre de n’être qu’une mère. Enfin, elle se sent à nouveau femme. Elle veut vivre sa féminité. 

Delphine s’est mariée il y 25 ans. Elle avait 17 ans, Benoît, son mari 27 ans. Delphine se plaignait d’avoir mal vécu le divorce de ses parents et de ne pas avoir reçu d’eux toute l’attention et l’amour qu’elle méritait. Depuis le début, elle a mis la responsabilité de son bonheur dans les mains de cet homme qui l’aimait terriblement et qui s’est donné la mission de relever le défi. Il s’est juré de la combler, de lui donner tout l’amour qu’elle n’avait jamais eu. Et il s’est toujours plié en 4 pour la rendre heureuse.

Un mari soumis

Elle a voulu rester à la maison. C’est donc lui qui a assumé seul les charges du ménage. Et il a même accepté un 3ème et un 4ème enfant. Ce n’était pas son projet au départ. Il ne lui a imposé aucune contrainte. Depuis quelques années, il a renoncé aux relations intimes avec elle, parce que cela ne lui disait plus rien. Gagnant très bien sa vie, il a fait tous ses caprices: aménagement de la maison de ses rêves, diverses formules de voyages plus merveilleux les uns que les autres…

Elle a des activités, des amies avec qui elle sort. De surcroît, elle a même eu une aventure il y a quelques années qu’elle lui a avoué et qu’il a pardonné. Aujourd’hui, elle parle de le quitter. Elle se sent attirée par un autre homme et trouve que ce n’est pas normal qu’il n’y ait plus rien entre eux et que ce n’est pas possible que cela revienne. Son mari est un bon ami, mais il ne l’attire plus. Benoit est complètement effondré, démoli, il ne comprend pas. Tout ce qu’ils ont construit ensemble s’effondre! Pourquoi? Comment est-il possible d’en arriver là?

Mais quel est-il ce Bonheur tant attendu?

Si l’on s’en tient aux publicités, séries et à certains courants de psychothérapie ou de développement personnel, le bonheur n’est fait que de jouissance, de plaisirs… « Fais ce qu’il te plaît ! Découvre ton désir et agit en fonction de lui ».
Il existerait quelque part une vie heureuse, sans frustration. Or, il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour comprendre que cette vision de la vie est complètement illusoire ! C’est celle du bébé et des personnes qui fonctionnent de préférence avec le premier programme.
La réalité est tout autre. Nous savons que nous sommes constitués de telle sorte que le plaisir reste éphémère.

Le plaisir, une astuce de la nature

La nature a bien fait les choses! Afin que nous puissions survivre et transmettre nos gênes, elle a créé le plaisir. Ce dernier est là pour nous rappeler que nous devons absolument satisfaire nos besoins vitaux. Sans le plaisir de manger ou du moins d’apaiser la tension que provoque en nous la faim, nous oublierions certainement de nous nourrir !
Mais attention ! Cela ne s’arrête pas là ! Si le plaisir ne disparaissait pas après les premières bouchées, nous ne ferions plus que cela. Même chose avec le plaisir sexuel ! Donc, à un moment donné, le plaisir doit absolument s’estomper pour que nous puissions passer à autre chose. Et si nous y restons accrochés trop longtemps, le plaisir peut se transformer en dégoût ! Bref, lorsque nous sommes repus, c’est le moment de satisfaire d’autres besoins, comme par exemple celui de reconnaissance, en apportant notre contribution dans notre milieu familial, social, professionnel…

Le bonheur, ce n’est pas simplement se faire plaisir

A côté de cette vision du bonheur tout à fait irréaliste, il y en a une deuxième que j’ai développée dans un des articles le plus lu du site: « Comment est-ce possible d’avoir tout pour être heureux et de ne pas l’être »

Le bonheur, c’est aussi ce que l’on ressent lorsque l’on sent que sa vie a du sens, lorsqu’on vit en harmonie avec ses valeurs, ses idéaux, et cela quelles que soient les émotions vécues. Se sentir une bonne mère, une bonne épouse, une bonne amie, agir avec intégrité, authenticité, honnêteté, enthousiasme… est aussi source de bonheur.

Une erreur pardonnée

Sandrine avait de bonnes raisons d’être réticente face à Delphine. Elle-même avait fait l’expérience de rompre pour suivre ses envies. Heureusement pour elle, son mari l’a attendue. Il ne lui a fallu que trois semaines pour comprendre son erreur. Elle est revenue et son mari lui a pardonné. Il connaissait la valeur de leur couple. En connaissant Sandrine, il savait qu’elle tirerait les leçons de son erreur et qu’elle serait capable de tenir sa ligne de conduite. Il était trop heureux de pouvoir repartir d’un bon pied.

Sandrine avait fait part sans succès de son ressenti à Delphine : « Tu sais, le bonheur, il ne tombe pas tout cuit du ciel. C’est à toi aussi de faire des démarches pour faire renaître la flamme. Moi, depuis que je me suis remise avec Laurent, je n’attends plus que le bonheur vienne des autres.

Quelle que soit mon humeur le matin, je décide d’agir comme l’épouse et la mère que je veux être. Je suis fidèle à mes idéaux. Je résous jour après jour les problèmes que je rencontre. Et c’est fou comme je deviens tout à coup beaucoup plus créative et comme je me sens plus vivante. Alors qu’avant je ne voyais que des voies sans issue et que la possibilité de tout plaquer, je deviens capable de surmonter les frustrations et je trouve au jour le jour les moyens de satisfaire mes besoins et ceux de mes proches. Je suis fière de moi et finalement, bien plus heureuse qu’avant. Je sais que c’est à moi de construire et d’entretenir notre amour. »

Eh oui, comme je l’écrivais dans un autre article, le bonheur, ce n’est pas seulement se faire plaisir.

Trop de portes de sorties trop attirantes

Aujourd’hui, le divorce est devenu banal, et même parfois attractif. De nombreux adultes, hommes et femmes alternent une vie de parent et une vie de célibataire une semaine sur deux. Ils sortent, font la fête, s’octroient des plaisirs divers. A côté de leur vie qu’ils exhibent sur les réseaux sociaux entre autres, certains de leurs proches, toujours en couple, finissent par trouver leur vie terne et banale. C’est la comparaison et l’idée de ce qui pourrait-être possible qui assombrit leur quotidien plus que les faits et la réalité concrète de leur vie! Ce qu’ils ne voient pas, c’est le vide, la sensation de manque et de non-sens qui s’amplifie chez ces parents célibataires au fur et à mesure que le temps passe!

Nous savons tous qu’il y a des relations destructrices, perverses qu’il faut fuir au plus vite. En général, ce ne sont pas les personnes enlisées dans ces relations qui partent le plus facilement. La dynamique de ces relations ne rend pas les séparations faciles. Mais aujourd’hui, beaucoup de personnes, des femmes surtout, traitent leur partenaire de pervers narcissique, de manipulateur, de harceleur… beaucoup trop à la légère. Certaines différences dans vos modes de communication peuvent suffire parfois à créer le sentiment de ne pas être compris et respecté de part et d’autre. Vous pouvez apprendre à vivre avec vos différences, si vous les reconnaissez.

Y voir plus clair

Avant de prendre une décision, avant de vous lancer dans le jeu de la séduction et des aventures, prenez la peine de faire un bilan. Je peux vous aider à faire la part des choses entre ce qui vous appartient et ce que vous emporterez partout avec vous et ce qui ne vous appartient pas. Je vous donne les moyens de prendre du recul et de retrouver votre propre motivation et vos propres valeurs. Pour plus d’infos, cliquez ICI

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Première parution de cet article sur ce site 31/03/2015

A propos de l'auteur:

Marie-Berthe Ranwet

Régente en mathématique, licenciée en psycho-pédagogie, sophrologue, auteur de « Victimes d’amour : Après tout ce que j’ai fait pour toi », paru chez Mardaga et de « Stop à l'ingratitude des enfants, conjoints, amis... et à la nôtre ". Pour acheter ce dernier, il suffit de verser 18€50 sur le compte de l'ASBL Réfl'Actions BE70 6528 2741 4025 - Bic: HBKA BE22 avec en communication l'adresse complète de livraison. Vous pouvez aussi soutenir ce site en versant la somme de votre choix sur ce même compte.

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